Le cabinet HPI Dordogne est animé par Clyde Caillier, 51 ans.
Je suis autiste (TSA, profil anciennement appelé Asperger) et identifié HPI au WAIS-IV.
Cette double configuration influence directement ma manière de comprendre les questions liées au fonctionnement cognitif, à la neurodivergence et aux tensions que cela peut générer dans la vie quotidienne.
L’approche proposée ici repose sur la pair-aidance : un espace de discussion entre personnes confrontées à des fonctionnements cognitifs parfois similaires, plutôt qu’une relation classique entre spécialiste et patient.
Une approche centrée sur la compréhension
Le travail proposé dans ce cabinet ne relève ni de la thérapie ni du coaching.
L’objectif est de :
• clarifier certains mécanismes cognitifs
• mettre en perspective des difficultés récurrentes
• retrouver de la lisibilité dans son propre fonctionnement.
Les échanges reposent sur une lecture structurée des fonctionnements cognitifs, dans un esprit proche des sciences cognitives contemporaines, tout en restant dans un cadre de discussion.
Positionnement
Le haut potentiel intellectuel est ici compris comme une capacité cognitive mesurable, et non comme une identité globale ou une qualité émotionnelle particulière.
Cette approche se distingue volontairement :
• des approches centrées sur l’hypersensibilité ou l’intuition
• des lectures identitaires du HPI
• des concepts non étayés scientifiquement (HPE, “zèbre émotionnel”, etc.).
Concernant les troubles du neurodéveloppement (TSA, TDAH, DYS), mon approche s’inscrit également dans une lecture qui considère ces fonctionnements comme des variations de l’organisation cognitive humaine, et non uniquement comme des déficits.
Elle est influencée par la théorie du monotropisme dans l’autisme, ainsi que par la réflexion développée par Josef Schovanec, qui évoque l’idée d’une forme de biodiversité humaine dans les manières de penser et de percevoir le monde.
Cette perspective ne nie pas les difficultés réelles que peuvent rencontrer les personnes neurodivergentes, mais cherche à comprendre ces fonctionnements dans leur logique propre, avec leurs contraintes et leurs ressources potentielles.
Pour le HPI, l’orientation générale est proche des travaux issus des sciences cognitives contemporaines, notamment ceux de Franck Ramus ou Sébastien Gauvrit, dans une logique de clarification et d’esprit critique.
CadreDans ce cadre :
• je ne réalise pas de diagnostic
• je ne pratique pas de tests psychométriques
• je ne propose pas de thérapie.
Il s’agit d’un espace de réflexion et de pair-aidance, destiné à des adultes souhaitant mieux comprendre leur fonctionnement.
Parcours et contributionsJe suis également co-signataire de la tribune
« HPI n’est pas une maladie », publiée dans L’Express.
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